Serviteurs de Dieu
Teresa di Gesù (Gimma)
Biographie
Née à Bari le 10 mars 1880, elle redonne à ses parents éprouvés par la perte de deux fils une nouvelle joie et un nouvel espoir. On lui donne le nom de Teresa.
À 18 ans, elle demande à entrer chez les filles de Sainte Thérèse. Cette demande déclenche une tempête dans le foyer serein des Gimma, qui tenaient leur fille comme leur unique héritière.
Lorsque, le 13 juillet 1920, elle reçoit l’ordre formel de l’Archevêque de quitter son monastère pour fonder un nouveau Carmel, Sr Teresa quitta immédiatement son cloître bien-aimé (le 14 juillet 1920), après vingt-deux ans de paix et de joies intimes, vécues dans la douce oasis de St Joseph, et retourna à la maison paternelle. Le lendemain, 15 juillet, sur la volonté expresse de l’archevêque Mgr Vaccaro, la première Messe est célébrée dans la chapelle improvisée du Palais Gimma. Le jour même, l’archevêque écrit à Sœur Teresa lui promettant de protéger l’œuvre naissante et l’invitant à commencer les travaux de transformation du Palais.
En 1932, l’archevêque Mgr Augusto Curi, en accord avec les Supérieurs de l’Ordre, décide de déplacer les Religieuses dans un autre lieu, loin de la ville. La maison actuelle est alors achetée, agrandie et modifiée en fonction des besoins. La Communauté quitte le Palais Gimma et s’installe Via Salerno en 1935.
Le 5 juin 1938, les religieuses prononcent leurs vœux solennels, et dix ans plus tard, en 1948, le 1er décembre, la Mère fondatrice, qui avait vu son œuvre s’épanouir, rend son âme à Dieu après une vie des plus édifiantes.
Le procès diocésain sur la « vie, les vertus et la réputation de sainteté » s’est clôturé le 6 juin 2012 auprès de l’archidiocèse de Bari-Bitonto. Le décret de validité a été accordé le 19 juin 2015.
Procédure
1. Les normes canoniques concernant la procédure à suivre dans les Causes des Saints sont énoncées dans la Constitution Apostolique Divinus Perfectionis Magister, promulguée par Jean-Paul II le 25 janvier 1983 (AAS LXXV, 1983, 349-355).
2. Pour ouvrir une Cause, il faut qu’au moins cinq ans se soient écoulés depuis la mort du candidat. Ceci afin de permettre un meilleur équilibre et une plus grande objectivité dans l’évaluation du cas et de permettre aux émotions du moment de se décanter. Les personnes doivent être clairement convaincues de la sainteté du candidat (fama sanctitas) et de l’efficacité de son intercession auprès du Seigneur (fama signorum).

